Angelo Vignali, How to Raise a Hand

JTF (faits uniquement) : Publié en 2022 par Witty Books (ici). Couverture rigide (20×28 cm), 128 pages, 68 photographies en noir et blanc. Comprend un article de Benedetta Casagrande. Tiré à 500 exemplaires. Conçu par Federico Barbon. (Couvrez et diffusez les images ci-dessous.)

Commentaires/Contexte : Comment lever la main Le deuxième livre photo du photographe italien Angelo Vignali, axé sur des récits personnels et locaux qui illustrent des thèmes universels dans sa pratique artistique. livre précédent, Aplati dans le temps et l’espace (révisé ici), centrée autour du personnage de son grand-père, Concetto Drago. Dans ce livre, elle a brouillé des photos de famille, des photos prises par des amis et ses propres photos prises au fil des décennies, à la fois pour regarder des souvenirs de famille dispersés et pour repenser le potentiel d’une archive collective.

À l’intérieur Comment enlever la main, Vignali repart avec les archives familiales et cette fois le projet s’articule autour de son père et « des énormes archives de photographies et de dessins que son père a produites tout au long de sa vie ». En tant qu’illustrateur, son père utilise des photographies comme références pour ses dessins. En fouillant dans ces archives, Vignali a découvert 313 empreintes découpées en noir et blanc des doigts de son père. “J’ai été surpris par le fait que ces marques faisaient partie de son corps et que ses mains ressemblaient vraiment aux miennes”, raconte Vignali. Il décide de transformer cette découverte en projet conceptuel, de restituer la présence de son père et de créer un dialogue. À l’intérieur Comment enlever la main, Vignali combine des images des archives de son père avec des éléments performatifs et sculpturaux pour explorer les thèmes de la mémoire, de la famille et de la perte.

Sous forme de livre photo Comment lever la main C’est très simple mais très efficace. Il s’agit d’un livre à couverture souple de taille moyenne avec une collection d’empreintes digitales et de chiffres sur la couverture, créant une introduction à la fois divertissante et mystérieuse au projet. À l’intérieur, comme dans son premier livre, les illustrations sont disposées en sections, cette fois en sept, avec de simples titres numérotés. Cette cohérence dans la conception reflète son approche systématique et devient également importante pour établir le récit et le rythme du livre. Un excellent article de Benedetta Casagrande intitulé « Shedding, Moulding, Mourning » clôt le livre avec des réflexions sur la pratique de Vignali.

Le livre photo commence par une série d’images montrant des doigts en silicone suffisamment grands pour noter des détails tels que les lignes de la peau. La première section s’ouvre alors avec une image horizontale placée en haut de la page de droite montrant une boîte pleine d’images d’archives. Lentement, page par page, Vignali l’ouvre et nous montre les étranges coupures aux doigts que son père y avait cachées. Une photographie montre une série d’images attachées à une ficelle avec des épingles. Une autre série de photos de cet épisode montre les vestes de costume de son père accrochées à un cintre, avec plusieurs sacs IKEA emballés à côté de lui dans une pièce autrement vide. Ces vestes semblent alors flotter dans une pièce disposée dans un ordre particulier. Du coup, des objets ordinaires retrouvent une seconde vie.

Les deuxième et troisième chapitres se concentrent respectivement sur les modèles de main et le processus de leur création. Dans ce travail, Vignali a réalisé divers moules de ses propres mains, recherchant constamment des similitudes avec les mains de son père. La physicalité des objets est importante pour l’artiste et travailler avec et façonner les matériaux était crucial pour ce projet. La quatrième partie est la plus frappante visuellement – ​​ici, les coupures des doigts envahissent les pages, menant à un collage de visuels inattendu et très étrange. Chaque propagation mélange plusieurs doigts, les organisant souvent dans diverses combinaisons et catégories en fonction de leur forme (droite, vers l’avant ou vers l’intérieur). Et puis le cinquième épisode mélange les sculptures de mains avec de vraies mains humaines et les brouille dans le plan final. La séquence d’images crée des couches et des significations, les relie et leur donne vie.

Huit autoportraits réalisés par l’artiste avec son père clôturent la partie visuelle du livre. Ils recréent des portraits de style Renaissance d’un roi et de son fils. Le père porte des manches rembourrées, faisant référence aux vêtements de l’époque, et sa main repose sur l’épaule de son fils. La dernière photo de la séquence est floue et floue, et le visage du père est remplacé par un autre staccato. Et dans cette image floue et sous-exposée, les similitudes dans les traits du visage du père et du fils sont indéniables.

Le projet de Vignali rappelle un livre très différent mais quelque peu similaire de la photographe croate Sara Perovic. Les jambes de papa (revue ici.) Il présente une peinture ludique de jambes masculines entrelacant un père, un mari et une passion pour la famille. D’autres livres photo récemment publiés par Pedro Guimarães qui utilisent la mise en scène performative et agissent comme motifs incluent : Pistolet Rato Tesoura (critique ici), réalisée avec les deux enfants de l’artiste, mêlant savamment photographies, dessins au crayon et masques gaufrés, et celle de Yurian Quintanas Nobel Lunes de rêve (examiné ici) transforme l’isolement à la maison en un défilé énigmatique de découverte.

Ce qui ressort de Comment lever la main C’est une façon de combiner une humeur joyeuse et intelligente avec une exploration de soi animée. Un autre excellent exemple de transformation d’archives de souvenirs de famille et d’éphémères en un livre photo séduisant, amusant et visuellement excitant.

Point de vue du collectionneur : Angelo Vignali ne semble pas avoir de représentation en galerie pour le moment. Les collectionneurs intéressés à suivre devraient probablement contacter l’artiste directement via le site Web (lien fourni ci-dessus).

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